Et si Nestlé déménageait son siège de Vevey, en Suisse? C'est l'hypothèse qu'évoque le président du groupe alimentaire, Peter Brabeck, dimanche 13 septembre, dans le journal Sonntag, au cas où le gouvernement de Berne décidait de plafonner les salaires des dirigeants.
"Ce serait le début de la fin", assène-t-il, expliquant que dans ce cas son groupe "se poserait la question de savoir si la Suisse était toujours le meilleur endroit pour s'installer", car son principal avantage est son "environnement légal sûr".
"Récemment, des pressions ont été exercées sur la Suisse de l'extérieur et de l'intérieur. Et nous constatons que le gouvernement ainsi que le Parlement sont prêts à amender les lois existantes", déplore-t-il, jugeant cette situation "préjudiciable pour l'installation d'un groupe".
La banque suisse UBS, poursuivie pour fraude fiscale par Washington, a accepté de relever l'identité de 4.450 de ses clients américains pour échapper à un procès. Pour certains, cette démarche signifie que les règles du secret bancaire ont été compromises en Suisse.