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Ce dernier lui a montré les traces des inondations dans des villages du sud de Messine ainsi que les moyens mis en oeuvre par les secouristes pour extraire les corps de la boue, porter secours aux personnes qui se retrouvent sans logis et sécuriser la zone. Le président du Conseil devrait ensuite rendre visite à des blessés dans un hôpital au sud de Messine.
«Nous bloquerons les impôts»
Devant des survivants hébergés dans un hôtel du sud de Messine, le chef du gouvernement italien a promis des maisons et un moratoire sur les impôts aux sinistrés.
«Nous bloquerons les impôts et les remboursements de crédit pour les habitants des zones touchées par le glissement de terrain», a déclaré M. Berlusconi, sous les applaudissements, à des survivants hébergés dans un hôtel du sud de Messine, dans l'est de la Sicile. Le président du Conseil leur a également promis la construction rapide d'habitations, sur le modèle de ce qui a été fait à L'Aquila, ville touchée début avril par un séisme qui a fait quelque 300 morts. Dans la région d'Aquila, 8000 réfugiés vivent encore sous des tentes.
564 personnes hébergées
Quelque 29 blessés se trouvent toujours à l'hôpital, tandis que 564 habitants de la région, privés de leurs maisons submergées par la boue, sont hébergés dans des hôtels, écoles et autres logements de fortune.
Est-ce parce que le climat devenait étouffant à Rome, où 100 000 personnes ont manifesté pour la liberté de la presse, que Silvio Berlusconi, par ailleurs magnat de la presse, a finalement fait le déplacement ? Hier matin, il voulait «parler aux gens». Hier à midi, il ne voulait plus venir. Aujourd'hui, il a pris de la hauteur, craignant sans doute les réactions ombrageuses des habitants. Le président de la Région Raffele Lombardo a été hué dimanche matin à son arrivée à la préfecture par des habitants qui criaient : «il a fallu des morts pour vous faire venir à Messine».
D'autant que dans les Abruzzes, une région pourtant plus riche que la Sicile, on vit encore sous la tente six mois après le tremblement de terre. A Poggio-Picenze, début avril, Silvio Berlusconi avait comparé les abris des réfugiés de L'Aquila comme «un week-end en camping». Chez eux le camping dure depuis six mois. Et les Siciliens s'inquiètent de vivre de même.
http://www.leparisien.fr/international/sicile-berlusconi-promet-des-maisons-aux-sinistres-04-10-2009-662225.php