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Invité surprise du dernier carré, le club amateur de Quevilly (CFA) s'attaquera au plus gros défi de son aventure en Coupe de France lors de la demi-finale l'opposant mercredi soir au PSG, grand spécialiste des épreuves par élimination en mal de réhabilitation.
L'autre demi-finale est nettement plus équilibrée avec de part et d'autre deux formations de l'élite, Monaco et Lens, qui se retrouveront mardi soir en Principauté.
Les amateurs de la banlieue de Rouen s'offrent une incroyable odyssée et disputeront là leur dixième match de Coupe de France de la saison. Malheureusement pour eux, et pour des raisons de sécurité, ils ne pourront pas évoluer au stade Robert-Diochon de Rouen, théâtre de leurs exploits aux dépens d'Angers (Ligue 2) et de Boulogne (Ligue 1) en 8e et quart de finale. C'est donc à Caen qu'ils rêveront de provoquer une nouvelle sensation et de devenir la première formation amateur à rallier la finale depuis Calais lors de la saison 1999-2000.
Pour autant, la tâche paraît bien ardue. Non seulement le club de la capitale est un grand habitué des coupes avec un total de dix trophées (sept Coupes de France et trois Coupes de la Ligue), mais il revient en forme comme l'atteste son large succès (3-1) sur Bordeaux en L1 le week-end dernier.
"Cela montre qu'avec un effectif au complet, on peut faire des résultats contre de bonnes équipes. Avec un groupe complet, on peut réaliser de grands matches", estime l'attaquant parisien Mevlut Erding.
Pour les Parisiens, la Coupe de France arrive aussi pour faire oublier une saison décevante en championnat (10e à 18 points du leader marseillais). Erding ne s'attend pas à ce que les Normands déroulent le tapis rouge à leurs visiteurs mais affiche ses ambitions
"Ce ne sera pas facile. C'est un gros match, qui arrive vite. On a très envie de jouer au Stade de France. J'ai vraiment hâte d'y être! Mais il faut tout d'abord s'imposer mercredi", poursuit le meilleur buteur parisien en L1 (13 buts).
De son côté Guy Lacombe, l'entraîneur monégasque, se voit bien revenir au Stade de France un an après avoir perdu en finale avec Rennes, son précédent club. "L'envie de gagner la compétition était très grande l'an passé. C'est encore le cas cette année. Cette envie, c'est à moi de la transmettre aux joueurs mais je crois qu'il n'y a pas besoin de dire grand-chose", avance-t-il.
Après avoir sorti Lyon puis Bordeaux, la formation de la Principauté ne peut être qu'affamée. "On est à deux matches d'une qualification européenne alors qu'en championnat, c'est plus délicat", admet le défenseur Djimi Traoré.
Grâce à sa large victoire (3-0) sur Boulogne le week-end, le promu lensois a pratiquement assuré son maintien et peut penser un peu plus sereinement à conquérir son premier trophée depuis 1999.
Cette saison en championnat, chaque équipe s'est imposée à domicile. Battu (2-0) sur le Rocher, Lens a pris sa revanche à Bollaert (3-0) et Lacombe se méfie d'une formation lensoise "à la qualité offensive redoutable". AP