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Le début d’année est souvent synonyme de hausses en tout genre. Hier, c’était au tour des sociétés d’autoroutes d’annoncer que les tarifs des péages allaient augmenter de 0,5 % au 1er février 2010. Un pourcentage « inférieur à l’inflation » de l’année 2009, indique Jean-François Roverato, le président de l’Association professionnelle des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA).
C’est la première fois depuis 2003 que toutes les sociétés d’autoroutes augmentent leurs tarifs le même jour. Elles le faisaient auparavant en ordre dispersé, à la date anniversaire de leur concession.
Les hausses sont calculées en fonction de l’inflation et des contrats de plan passés avec l’Etat, qui fixent pour plusieurs années le montant des investissements prévus sur le réseau.
La Société des autoroutes du nord et de l’est de la France a, quant à elle, d’ores et déjà indiqué que ses péages n’augmenteraient pas cette année, de même que ceux de la Société des autoroutes Paris-Normandie, sa filiale. Ceux-ci avaient déjà augmenté le 1er juin.
3,2 milliards d’euros pour l’Etat
Dans le même temps, Jean-François Roverato a indiqué que le trafic sur les autoroutes avait augmenté de 1,2 % en 2009. La hausse des véhicules légers (+ 3,5 %) a compensé la chute des poids lourds (– 11 %).
Cette évolution des trafics est à peu près homogène sur tout le réseau. Les tunnels transalpins tels que ceux du Mont-Blanc et du Fréjus ont toutefois été davantage affectés en raison de la conjoncture en Italie : le trafic poids lourds y a baissé de 15 %. Cette tendance s’est mécaniquement ressentie sur les autoroutes qui y mènent.
Les poids lourds représentent environ 30 % du chiffre d’affaires des sociétés d’autoroutes, qui a atteint 9 milliards d’euros l’an dernier, a précisé M. Roverato. L’Etat en récupère 3,2 milliards en taxes et impôts divers.
Les sociétés d’autoroutes filiales de Vinci et Sanef, qui exploitent près de 6.000 kilomètres d’asphalte, s’engagent à investir plus d’un milliard d’euros pour « verdir » leurs tronçons. Concrètement, les deux sociétés ont trois ans pour réaliser sur leur réseau des travaux préservant des zones hydrauliques sensibles, protégeant les riverains du bruit, sauvegardant la biodiversité et réduisant les émissions de CO2. Ils doivent aussi restaurer les aires de repos et entendent généraliser le télépéage. « Nous allons remplacer les fosses septiques des aires par des toilettes plus économes », a par exemple expliqué Pierre Coppey, directeur de Vinci Autoroutes France.
http://www.francesoir.fr/societe/2010/01/28/prix-peage.html