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Supérieurs dans tous les compartiments de jeu face à des Allemands à la défense jusque-là imperméable, les Girondins peuvent se féliciter d'avoir enfin terrasser un grand d'Europe dans cette épreuve. Et peuvent aussi s'atteler à organiser dès à présent des séances de penalties à l'entraînement.
Car après Cavenaghi samedi contre Auxerre, ce fut au tour de Gourcuff, puis de Jussiê d'échouer dans l'exercice en fin de match, laissant des Bavarois en vie et donc toujours dangereux.
Héros contre le Maccabi Haïfa avec une tête smashée victorieuse (1-0), le défenseur central Michaël Ciani a encore vécu une drôle de soirée. Et prouver que c'est un sacré client sur coups de pied arrêtés.
D'abord, en dévissant un renvoi dans son propre but suite à un corner de Thomas Müller (6), refroidissant d'autant le moral de ses coéquipiers pas franchement à la fête ces derniers temps en L1.
Mais il se rattrapa peu avant la demi-heure (29e) en reprenant d'une talonnade aérienne un corner de Wendel pour rééquilibrer des débats marqués jusque-là par l'ultraréalisme allemand (aucun tir à la pause), teinté d'une rugosité répréhensible.
Pour l'ensemble de son oeuvre, on attendait davantage le capitaine munichois Van Bommel averti que Müller, numéro 10 gaucher prometteur mais coupable de deux tacles dangereux - et donc deux cartons jaunes synonymes d'exclusion (30e) - redistribuant les cartes d'une partie de plus en plus maîtrisée par les Bordelais.
Après Plasil contre la Juventus (1-1), Ciani par deux fois, ce fût au tour de l'autre défenseur central Marc Planus de confirmer cette tendance en reprenant de l'extérieur du droit dans la lucarne de Butt un coup franc de Wendel (2-1, 40).
Devant au score, en supériorité numérique, la suite girondine aurait dû tourner à la gestion des soubresauts bavarois, plutôt limités malgré l'abattage de Luca Toni, à l'optimisation des nombreux ballons de récupération.
Bordeaux manqua de payer cher ces deux pénalties manqués (66, 87) mais la tête de Toni, sur sa seule action visiteuse du match digne de ce nom, ne trouva que le poteau de Carrasso (72).
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