Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
France Football vient de publier la liste des 30 joueurs nominés cette année pour le prestigieux trophée du Ballon d'Or. Mais on peut d'ores et déjà parier sur Lionel Messi comme successeur de Cristiano Ronaldo. Pourquoi? Six très bonnes raisons de le considérer comme le grand favori.
Parce qu'il n'y pas eu de Coupe du Monde cet été.
C'est donc le mérite personnel et les titres des clubs respectifs qui vont être important lors de cette édition. En effet, même si cela n'est pas une loi immuable, il y a une règle non écrite dans le monde du foot qui tend à hiérarchiser les compétions lors de l'attribution du fameux prix. Et, tout en haut, se place la Coupe du Monde. Ainsi, les années où l'on dispute cette compétition mondiale, c'est presque toujours le meilleur joueur du tournoi, et même de l'équipe gagnante, qui remporte le Ballon d'Or. Cela s'est confirmé ces dernières années avec le titre contesté de Fabio Cannavaro en 2006 mais aussi avec Ronaldo en 2002, Zidane en 1998 ou Lothar Matthäus en 1990. La seule exception reste Hristo Stoichkov, en 1994, mais l'extraordinaire performance de l'équipe de Bulgarie lors de la Coupe du Monde aux Etats-Unis (4ème place) est sûrement pour beaucoup dans sa consécration cette année-là.
Une bonne nouvelle pour le petit joueur argentin étant donné les énormes problèmes qu'a rencontrés l'Argentine pour se qualifier pour la prochaine édition en Afrique du Sud. Mais au-delà de la débâcle générale de l'«Albiceleste», ce sont ses performances individuelles qui sont fortement remises en question par le public argentin. Même le sélectionneur national commence à critiquer le fossé qui sépare ses performances extraordinaires avec le F.C. Barcelone de ses apparitions indolentes en équipe nationale. Un coup de chance donc pour Messi qu'il n'y ait pas de grande compétition internationale planétaire cette année.
Parce qu'il a gagné la Ligue des champions cette année
Ce n'est pas non plus une nécessité absolue mais c'est une tendance qui se dessine ces derniers temps et qui confirme la théorie de la hiérarchisation des compétitions. Si la Coupe du monde est la mieux cotée, la Ligue des champions reste un des critères les plus importants. On peut ainsi remarquer que C. Ronaldo (2008), Kakà (2007), Ronaldo (2002) ou Figo (2000) ont reçu le trophée après avoir remporté le plus prestigieux des tournois européens. Or cette saison c'est le F.C Barcelone qui a été sacré champion d'Europe. Et, qui plus est, avec une campagne de haute volée de Léo Messi et le second but inscrit (de la tête) en finale. Une victoire qui place le Barça comme le club le plus représenté dans la liste des trente nommés.
Parce que Cristiano Ronaldo l'a reçu l'année dernière...
...Et on voit mal qui d'autre peut réellement concurrencer Messi. En intégrant les deux facteurs importants qui ont été cités précédemment (et une vision objective du jeu), il n'y a que deux joueurs qui semblent avoir vraiment leur mot à dire: Xavi et Iniesta. Ses deux compagnons de club qui, en plus, ont gagné le Championnat d'Europe avec l'Espagne. Le premier a été choisi comme le meilleur joueur du tournoi et son rôle au Barça est aussi immense que discret. Le second a toute la sympathie et l'admiration du foot espagnol, grâce à la passion que lui portent Pep Guardiola et Vicente del Bosque (et au but à la dernière minute en demi-finale face à Chelsea), mais manque surement de projection internationale. Dans le monde du football-spectacle, les deux milieux barcelonais ne sont pas assez médiatiques et populaires. De plus, tout au long de l'année, ces mêmes joueurs n'arrêtent pas de répéter que le meilleur du monde reste Messi, qu'il est le leader de l'équipe ou que c'est lui qui peut faire la différence. Une modestie qui peut faire toute la différence pour le trophée du meilleur joueur d'Europe.
Parce que c'est le meilleur attaquant
Encore une «coutume» dans le monde décidément traditionnel du ballon rond. Dans ce cas, il existe quelques précédents dans l'attribution du Ballon d'Or à un défenseur. Mais ils ne sont pas nombreux, quatre pour être précis, et non des moindres (Franz Beckenbauer deux fois, Matthias Sammer et Fabio Cannavaro). Deux allemands et un italien. Si l'on sait qu'il n'y aucun représentant de ces deux pays (traditionnellement appréciés pour leur défense) dans la liste de cette année on imagine sans difficultés que le choix risque de se porter plutôt sur les avants postes. Si l'on parle en termes de statistiques, on peut dire qu'il n'y a que 7,5% de chances pour que le titre aille à un défenseur alors qu'il y a presque 54% pour qu'il tombe entre les mains d'un attaquant. En analysant les résultats jusqu'à ce jour bien sûr. On ne peut donc que constater que les chances de l'excellent Nemanja Vidic sont quasiment nulles. Et ce n'est pas sa lenteur en finale de la Ligue des champions qui arrangera les choses...