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L'adolescent était incarcéré depuis le 23 janvier dans l'établissement pénitentiaire pour mineurs d'Orvault dans la banlieue de Nantes pour une affaire de moeurs. "Le détenu s'est pendu dans la douche", a indiqué Yann Hervé du syndicat pénitentiaire UFAP. "Il a attaché un de ses draps au montant de son lit, fixé au sol pour le passer par-dessus la paroi de la douche et de s'y pendre", précise-t-il.
C'est à la prise de service matinale que le corps a été découvert. "Il a camouflé son geste en mettant des vêtements sous les couvertures afin de dessiner sa silhouette", explique le syndicaliste.
L'adolescent était pourtant sous haute surveillance. Il était "hypersensible et suicidaire", selon M. Hervé. Un éducateur avait alerté la direction lundi après une rencontre avec le jeune détenu qui avait tenu des propos alarmants. "Tout a été mis en oeuvre pour éviter ce drame", selon le syndicaliste d'après qui "il y a eu 14 rondes en l'espace de 12 heures devant sa cellule, soit une toutes les 40 minutes".
"Sur ce genre d'actes, nous sommes totalement impuissants", a regretté le gardien de prison en pointant par ailleurs l'absence de "kit anti-suicide" au sein de l'établissement pénitentiaire d'Orvault. Selon lui, le personnel est aujourd'hui en état de choc.
Une enquête administrative va avoir lieu.
A la maison d'arrêt Jacques-Cartier de Rennes, un détenu de 23 ans a été retrouvé pendu aux barreaux de sa cellule dans la nuit de lundi à mardi lors de la ronde d'un surveillant, apprend-on auprès de l'administration pénitentiaire. "Cette personne avait été incarcérée le 4 février dernier. Il s'agissait d'une première incarcération, pour des violences", a expliqué à l'Associated Press le directeur adjoint de la prison, Patrice Bourdaret.
Lors de la première visite organisée à l'occasion de son emprisonnement, "des troubles du comportement que lui-même n'expliquait pas ont été relevés: des violences mais aussi des velléités suicidaires. Il avait fait auparavant l'objet de plusieurs hospitalisations d'office", a poursuivi M. Bourdaret. Suivi sur le plan psychiatrique, le jeune homme avait été placé en cellule individuelle pour éviter tout risque aux autres co-détenus.
Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Rennes qui a saisi un juge d'instruction, comme il est d'usage en de telles circonstances.
La maison d'arrêt Jacques-Cartier, un établissement vétuste, compte environ 415 détenus qui doivent être transférés dans les semaines à venir dans un centre de détention neuf, à Vezin-le-Coquet, dans la banlieue rennaise. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20100223.FAP0135/prison_deux_nouveaux_suicides_de_detenus.html