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La CGT claque la porte et appelle à « durcir le mouvement ». Le syndicat a rompu, hier en début de soirée, les négociations avec la direction de Total, alors que les raffineries du groupe sont en grève illimitée depuis mercredi. Au siège du groupe pétrolier à La Défense (Hauts-de-Seine), les discussions portaient sur l'avenir de la raffinerie des Flandres, à Dunkerque (Nord), menacée de fermeture et dont le sort est à l'origine du conflit.
David Faure, secrétaire du CE (CFDT) à la raffinerie de Feyzin (Rhône) déplore l'échec des négociations. « Nous demandions des garanties sur l'avenir des salariés de Dunkerque, qu'ils soient respectés. Si la direction continue d'ignorer ce que demandent les salariés, la situation va devenir critique », s'inquiète-t-il. « Nous n'avons que des propos verbaux et pas d'engagement de la part de la direction », a déclaré Charles Foulard (CGT), en sortant de la réunion. Le DRH du groupe, François Viaud, a répondu que la direction avait remis aux syndicats « un document écrit qui formalise les engagements ».
Quelques heures plus tôt, Christophe de Margerie, PDG de Total, avait promis, lors d'un entretien avec Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, que le groupe maintiendrait l'activité industrielle à Dunkerque, sans pour autant se prononcer sur l'activité de raffinage. Le ministre avait à son tour affirmé que « Total s'engageait à tout faire pour maintenir une activité industrielle », garantir l'emploi des salariés du site et de ses quelque 450 sous-traitants.
Le sort du site de Dunkerque devrait être fixé le 29 mars, lors d'un comité central d'entreprise (CCE) exceptionnel. En attendant, la grève continue.
http://www.20minutes.fr/article/386248/France-Un-dialogue-social-en-panne-seche.php