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Ni vu ni connu, enfin presque. Selon de nombreux médias français, Nicolas Sarkozy ne ferait plus mystère de sa candidature à la présidentielle de 2012… devant ses proches. Mardi soir, pendant une heure et demie, le chef de l'Etat a réuni une quinzaine de parlementaires UMP pour leur faire part de ses intentions.
"Ne croyez pas que je ne réfléchis pas à l'étape suivante", leur aurait-il lancé. Etait présente toute la jeune garde de l'UMP : David Douillet, Edouard Courtial, Eric Ciotti, François Grosdidier et Dominique Dord, notamment. Le "scoop" révélé par Libération le mercredi 12 mai à propos d'une éventuelle candidature de Dominique Stauss-Kahn aurait donc donné des idées à Nicolas Sarkozy.
Mauvaises langues
Et si ce dernier comptait rester discret, c'est raté. Le Figaro, Europe 1, France-Soir, le Journal du dimanche ou le Parisien se sont en effet empressés de reprendre les propos qui ont malencontreusement fuité. Au point que certaines mauvaises langues osent parler de "consigne" donnée par le président de la République à ses invités de faire savoir ce qu'il leur avait dit. Difficile en tout cas d'imaginer que ces députés dévoués auraient osé braver une interdiction…
Concernant le fameux contenu de cette réunion informelle, il aurait donc été question de sortir du bois seulement à la fin 2011. Son plan serait d'ailleurs déjà bien pensé : "Après un quinquennat de réformes, les Français auront envie d'un président protecteur", a-t-il lâché. Selon le Figaro, le "si j'étais candidat" du chef de l'Etat se serait d'ailleurs délesté du premier mot au fur et à mesure qu'il se prenait au jeu de son argumentaire.
"Touches impressionnistes"
Son argumentaire, justement, se résumerait presque au fait que ce serait la première fois qu'un président briguerait un dernier mandat en France, et à cette phrase à la tonalité très "chiraquienne" : "Il faudra un projet plus rassembleur, plus sécurisant, parce qu'on aura réalisé, en cinq ans, les réformes nécessaires." France-Soir précise par ailleurs que M. Sarkozy entend faire connaitre son projet "par touches impressionnistes". Comprendre : petit à petit.
Le passage le plus croustillant de cette entrevue concerne néanmoins le passage en revue par le président de la République de ses adversaires socialistes potentiels. Et ils ont été nombreux à en prendre pour leur grade, comme le révèle le Figaro. Ainsi, Martine Aubry incarnerait "l'archaïsme" face à sa "modernité. Tandis que face à Ségolène Royal, il aurait forcément l'air "serein". Et même Dominique Strauss-Kahn, dont il se refusait jusqu'à présent à imaginer la candidature, a été évoqué. Le chef de l'Etat estime qu'après les frasques du président du FMI, même lui aurait l'air d'un "pasteur méthodiste".
http://www.metrofrance.com/info/2012-sarkozy-prepare-sa-candidature/mjem!cmeRMpLED0r/