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Pressés par le gouvernement, la Caisse d'Epargne et Banque Populaire devraient bien annoncer leur mariage le 26 février et donner naissance à la deuxième banque française, a confirmé samedi une source proche du dossier.
Cette date du 26 février coïncide avec celle de la publication par les deux groupes mutualistes et leur filiale commune Natixis de leurs résultats annuels, qui devraient faire apparaître des pertes conséquentes.
Les deux groupes discutent depuis cet automne, non sans heurt, en vue du rapprochement de leurs organes centraux et de la création d'un nouveau géant bancaire: 98.000 salariés, 8.000 agences et 35 millions de clients.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui leur a demandé d'"accélérer la manoeuvre", a jugé samedi sur TF1 que "la fin du mois de février serait une bonne échéance".
Selon Le Figaro, le gouvernement, ne voulant pas que les difficiles négociations entre les deux groupes s'éternisent, a fixé le 26 février comme date butoir. Et menacé en cas d'échec de "prendre la main", en prenant "jusqu'à 30% du capital du futur groupe".
Les négociations achopperaient notamment sur la valorisation des actifs de chaque groupe, un exercice particulièrement difficile en ces temps de crise.
La Banque Populaire chapeaute le groupe administrateur de biens et de transactions immobilières Foncia, et la Caisse nationale des Caisses d'épargne le promoteur Nexity, ainsi que le Crédit Foncier.
Selon le site Mediapart, les deux groupes devraient annoncer le 26 "des pertes historiques": "environ 300 millions d'euros" pour Banque Populaire, "près de 2 milliards d'euros" pour la Caisse d'épargne qui a perdu 751 millions sur les marchés en octobre.
La direction de la Caisse d'Epargne avait prévenu dès le mois de décembre que 2008 serait "une mauvaise année" et que la Caisse nationale des Caisses d'Epargne, son organe central, pourrait "être dans le rouge".
Au vu de ses derniers résultats, Natixis, qui accumule les déboires depuis la création en 2006, première étape vers la fusion Caisse d'épargne/Banques Populaires, pourrait aussi afficher des pertes d'au moins 2,5 milliards.
Ses 22.000 salariés ont déjà fait part de leur inquiétude de voir la société "démantelée" dans le cadre de la fusion.