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Le blocage semblait total dimanche dans les Antilles françaises, où le ton est monté après près de quatre semaines de grève contre "la vie chère", rien ne semblant en voie de relancer rapidement les négociations.
Après la démonstration de force du "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève depuis le 20 janvier en Guadeloupe et a rassemblé samedi entre 9.000 (police) et 50.000 (organisateurs) manifestants, des sources craignaient même un durcissement.
Le LKP a refusé de suivre les élus de gauche qui l'avaient appelé samedi "à un assouplissement de la grève" et à cesser d'obliger les commerces à fermer. Ils ont invoqué l'asphyxie économique de l'île et se sont engagés à un effort financier en faveur des bas salaires pour relancer les négociations.
"Le mouvement ne s'essoufle pas, il s'amplifie", a prévenu le leader du LKP, Elie Domota, qui a durci le ton, accusant l'Etat de vouloir "tuer les Guadeloupéens" en envoyant des renforts de gendarmes.
Les responsables du collectif exigent toujours que l'Etat respecte "ses engagements" en terme d'augmentation de salaires, mais le gouvernement conteste avoir accepté de compenser des hausses de salaires. Le conseiller social de l'Elysée, Raymond Soubie, a de nouveau renvoyé dimanche la question aux "partenaires sociaux".