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Banques populaires/Ecureuil: des zones d'ombre

À la veille de l'ultimatum de l'Élysée, de nombreuses zones d'ombre persistaient mercredi sur les modalités de la participation de l'État français à la nouvelle banque devant naître du mariage au forceps des Banques populaires et des Caisses d'épargne.

L'Élysée et le gouvernement français ont clairement indiqué, ces derniers jours, que l'État pourrait injecter jusqu'à cinq milliards d'euros dans le nouveau groupe, avec à la clé une entrée au capital de la nouvelle banque à hauteur de 20%.

Les modalités concrètes de cette participation restent cependant vagues. Plusieurs pistes sont évoquées par les pouvoirs publics comme les titres de dette hybride, les actions de préférence avec possibilité de conversion en actions ordinaires avec droits de vote, voire les prêts participatifs.

"L'État a été sollicité (par les deux banques) et va répondre présent en participant par des prêts participatifs, des prêts convertibles en actions à ce projet de fusion", a déclaré mercredi Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, à l'issue du conseil des ministres.

"On va vraisemblablement entrer à hauteur de 20% du capital (...). On ne va pas entrer en actions tout de suite, ce seront d'abord des actions de préférence", indiquait-on mardi soir à l'Élysée, en soulignant que ces actions pourront ensuite être transformées en "actions ordinaires".

La présence de l'État au sein des organes de direction du nouvel ensemble semble également acquise, plusieurs membres du gouvernement ayant déclaré qu'il s'agissait d'une contrepartie au soutien financier apporté par l'État aux deux banques mutualistes.

Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a déclaré mercredi que l'État serait représenté au sein de ce qui doit devenir le deuxième groupe bancaire français, derrière le Crédit agricole.

Christine Lagarde l'avait clairement indiqué mardi en soulignant que l'État devait participer au conseil d'administration ou au conseil de surveillance de la nouvelle banque.

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