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Stanislas Wawrinka a causé une nouvelle désillusion à Roger Federer en l'éliminant (6-4, 7-5) à Monte-Carlo jeudi, au terme d'un match où le n°2 mondial aura de nouveau connu bien trop de ratés en coup droit. Fernando Verdasco a balayé (6-2, 6-1) David Ferrer pour un duel qui n'a pas tenu ses promesses. Novak Djokovic a écarté Montanes (6-1, 6-7[4], 6-0). Andreas Beck, tombeur de Gilles Simon, a sorti Juan Monaco (3-6, 6-2, 7-5). Les matches de Murray (7-6[11], 1-0) et Nadal (0-1) n'ont pas pu se terminer.
Il s'était dit ravi de quitter la saison sur dur pour retrouver la terre battue et espérait mettre derrière lui les déceptions de Melbourne, Indian Wells et Miami. C'est raté. Roger Federer, triple finaliste à Monte-Carlo, a cette fois calé en huitièmes. Dans un tournoi qu'il ne devait pas jouer intialement et pour lequel sa préparation a évidemment été écourtée du fait de son mariage, il a subi la loi de Wawrinka. Son compatriote, avec lequel il avait décroché l'or du double à Pékin, et qui ne cesse de progresser. Solide au service et en coup droit , brillant en revers, Wawrinka, finaliste à Rome en 2008, a surtout fait preuve de patience en tenant l'échange suffisamment longtemps pour que Federer craque. Coup droit grippé, service en panne, l'ex patron du circuit a enchaîné fautes directes et mauvais choix. Certes il a plu, certes il y avait du vent, certes le terrain était lourd. Mais quand même.
Pris par la longueur de balle adverse, en délicatesse sur ses appuis, il a laissé son adversaire dicter le jeu. Le break à 3-3 dans le premier set est implacable, tout comme celui à 5-5 dans la seconde manche. C'est bien Wawrinka qui a eu le plus d'occasions (3/14 en balles de break), qui a été le plus créateur et c'est donc lui qui s'impose. Finaliste à Rome en 2008, il était tout aussi heureux que gêné. «Je suis très content évidemment de cette victoire, même si je sais que Roger n'a pas eu le temps nécessaire pour se préparer avec son mariage.» a ainsi déclaré le vainqueur du jour au micro de Canal +. Le vaincu, lui, repart avec autant d'interrogations qu'à son arrivée. «Je n'ai pas eu assez de préparation mais ce n'est pas une excuse. J'étais venu pour savoir où j'en étais. Je ne suis pas très inquiet car je n'attendais pas grand-chose. Ces deux matches m'ont donné des informations, à défaut de confiance. Les conditions étaient lourdes mais cela ne m'a pas vraiment perturbé. J'ai fait beaucoup trop de fautes en coup droit et je n'ai pas bien servi. Perdre contre un ami fait moins mal.» S'il a répété ne pas chercher de coach, Federer va devoir trouver le déclic sous peine de vivre une saison sur terre compliquée et de voir fondre sur lui Murray et Djokovic. Car l'ancien roi ne fait plus si peur et la concurrence se multiplie.