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Les vérités de Pape DioufDans un entretien à paraître samedi dans L'Equipe Mag, le président de l'Olympique de Marseille, Pape Diouf tape du poing sur la table et revient sur les événements qui ont agité la vie du club olympien cette saison.
Le dirigeant revient tout d'abord sur ses rapports, parfois houleux, avec certains membres du conseil de surveillance. «J'ai le respect des institutions. Ce conseil de surveillance est légitime, mais j'aimerai juste qu'on redéfinisse son rôle exact. Ceux qui le composent se méprennent : ils croient qu'ils dirigent l'OM. Et bien non, c'est Pape Diouf qui dirige l'OM.» Et ne manque pas de s'en prendre au président dudit conseil, Vincent Labrune : «J'étais ravi de son arrivée, mais très tôt, ce monsieur a outrepassé ses droit. Je me suis rendu compte qu'il voulait m'imposer certaines choses. Je lui ai donc répondu : "Certaines décisions, si tu penses les prendre, il faudra que tu viennes poser ton cul là ou j'ai mis le mien".»
Pape Diouf revient également sur le départ de l'entraîneur Eric Gerets, rappelant que «dès le mois de mars dernier, il avait dit à Robert Louis-Dreyfus : "Gerets a démontré toute sa science. C'est le moment de le faire signer." Robert souscrit à mes arguments et me dit :"Allez-y". Seul souci, lorsque je vois Gerets à la fin mars, il trouve cette rencontre un peu tardive, il estime qu'on aurait pu lui manifester notre confiance un peu plus tôt. On convient tout de même de se revoir dix jours plus tard qui se transforment en vingt à cause de mon opération à l'oeil. Une fois face à face, Gerets me dit : "Pape, je ne pense pas que je vais rester."»
Pape Diouf évoque enfin ses rapports avec Robert Louis-Dreyfus, pour qui il a «du respect et de l'estime», rappelant que l'interview de l'actionnaire majoritaire du club, le 14 janvier dernier dans L'Equipe, avait failli le faire partir. «J'y ai pensé. J'ai failli prendre mon téléphone et lui dire : "Tchao". Cette interview m'a sonné.» Toujours à propos de RLD, Pape Diouf évoque ses rapports avec cet homme touché par la maladie : «Il n'y a qu'une chose qui me gêne dans sa maladie : c'est que cet homme souffre. Lorsque je le vois ou même quand je l'ai au téléphone, je retiens la leçon de vie qu'il donne aux gens.»Retrouvez toutes les déclarations de Pape Diouf samedi dans L'Equipe Mag.