Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
Avec son quatrième plan social depuis décembre 2006, l'équipementier en télécoms surprendles salariés en pleine période de vacances.
L'équipementier en télécoms Alcatel-Lucent a annoncé, hier, 850 nouvelles suppressions de postes et au moins 150 externalisations, ou « co-sourcing » dans le jargon de l'entreprise. Les syndicats redoutent que ces transferts de salariés vers des entreprises partenaires ne soient, en fait, des licenciements déguisés.
C'est le quatrième plan de licenciement du groupe, qui compte encore près de 11 000 salariés en France, depuis la difficile fusion, en décembre 2006, du français Alcatel avec l'américain Lucent Technologies. En trois ans, 17 500 postes ont été supprimés dont 2 000 en France.
Selon une porte-parole de l'entreprise, ce projet vise à « réduire les coûts de structure tout en préservant le rôle central de la France dans le groupe et sa capacité en recherche et développement ».
Dans le détail, cette nouvelle coupe dans les effectifs prévoit la suppression de 241 postes à Vélizy (Yvelines), 200 à Eu (Seine-Maritime), 129 à Villarceaux, 49 à Ormes (Loiret).
L'Ouest est également touché avec 60 licenciements prévus pour l'entité Orvault (Loire-Atlantique)-Rennes, sur un total de 600 salariés. Cinquante et une « externalisations » sont également programmées à Orvault. À Lannion (Côtes-d'Armor), où 240 postes ont déjà été supprimés ces trois dernières années, le plan prévoit 49 licenciements sur 800 postes chez Alcatel-Lucent France et 53 chez RFS, une autre filiale du groupe qui produit des antennes. Sur le site, 99 postes seront également transférés.
« Ras-le-bol des annonces à répétition »
Toutes les usines se sont mises en grève, hier matin, dès l'annonce des détails du plan, mais le travail a repris dès l'après-midi dans la majorité d'entre elles. Pour le moment, Alcatel-Lucent n'a pas annoncé de licenciements à l'étranger et les syndicats estiment que les salariés français « payent le prix de l'incompétence de la direction. »
Les licenciements concernent principalement les fonctions centrales et de support (non directement liées à la production) et ce plan social devrait se faire sur la base du volontariat. Mais les syndicats craignent des départs contraints faute d'un nombre suffisant de volontaires, les salariés intéressés étant déjà partis avec les plans précédents. La CFDT annonce « une mobilisation à la rentrée » et dit en « avoir ras-le-bol des annonces à répétition. » Une manifestation européenne est même envisagée en octobre.
Par ailleurs, l'intersyndicale CFDT-CFE-CGC-CFTC-CGT dénonce le fait que la direction « agisse pendant les vacances. »