« Chaque confrontation contre l’Algérie est une guerre. » Martial, Mohamed Zidan, l’attaquant égyptien, est à l’image de ses coéquipiers ; revanchard. « On va montrer au monde entier qu’on méritait plus qu’eux d’aller au Mondial », prévient le joueur du Borussia Dortmund, en référence à l’élimination des Pharaons par les Fennecs en match d’appui le 18 novembre dernier. Le décor est planté, et la demi-finale de la CAN, jeudi soir, entre l’Egypte et l’Algérie, sera sans doute bien plus qu’une simple rencontre de football. En novembre, des heurts avaient déjà secoué les deux pays, et il est aujourd’hui à craindre qu’un climat de forte tension n’envenime de nouveau ce qui devrait seulement être un moment de sport.
Appels au calme
De tous côtés, les appels à la raison se multiplient donc ; « nous voulons un match qui se joue dans un esprit sportif et qui soit un début de réconciliation entre les deux pays et leurs supporteurs », demande ainsi le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram. Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, et son homologue algérien, Mourad Medelci, « ont souligné lors de l’entretien téléphonique l’importance d’aborder avec sagesse » le match de ce soir, selon le porte-parole du ministère égyptien, Hossam Zaki. Sur le terrain, les joueurs entendront-ils cet appel ? Les précédentes rencontres avaient été marquées par les mauvais coups, mais c’est évidemment dans les tribunes et, surtout, dans les rues égyptiennes et algériennes que les craintes sont grandes. Le consulat général de France au Caire a déjà appelé ses ressortissants, en particulier ceux d’origine algérienne, à la « vigilance » jeudi soir.
http://www.francesoir.fr/foot/2010/01/28/can-algerie-egypte.html