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Nicolas Sarkozy a souhaité la création, d'ici 2012, de 200.000 places supplémentaires d'accueil pour jeunes enfants, vendredi lors d'un discours sur la politique familiale. Le président de la République a aussi annoncé des projets de loi d'ici fin mars sur le "statut du beau-parent" et sur l'adoption. Le président de la République va aussi lancer une mission de réflexion sur le financement de la politique familiale afin qu'il soit moins pénalisant pour les entreprises et l'emploi.
Nicolas Sarkozy s'attaque à la politique familiale. Le président de la République a souhaité vendredi la création de "200.000 places d'accueil supplémentaires d'ici à 2012, la fin de son quinquennat", "pour rendre effective la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle".
Sur le "statut du beau-parent", Nicolas Sarkozy a annoncé le dépôt d'un projet de loi au Parlement d'ici fin mars. "Ce statut permettra de reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs. Je demande au gouvernement de me proposer un projet de loi sur ce thème, d'ici fin mars, après avoir procédé aux consultations qui s'imposent", a-t-il ajouté.
Sur l'adoption, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il voulait un projet de loi "d'ici fin mars", pour "faciliter" à la fois l'adoption des enfants à l'étranger et de ceux nés en France. Pour lui, il s'agit également de "faciliter" l'adoption des enfants nés en France et devenus pupilles de l'Etat. "La France est beaucoup plus exigeante avant de considérer qu'un enfant a été abandonné par ses parents et peut être adopté", a-t-il souligné.
Enfin, le financement de la politique familiale a aussi été abordé par Nicolas Sarkozy. Il a annoncé vendredi une mission de réflexion afin qu'il soit moins pénalisant pour les entreprises et l'emploi. Le chef de l'Etat a chiffré les cotisations patronales prélevées sur les salaires à 30 milliards d'euros, estimant qu'elles pouvaient être "pénalisantes pour la croissance et l'emploi". Elles représentent, selon l'Elysée, 10% des charges patronales.