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Nicolas Sarkozy a quitté lundi l’hôpital où il était en observation depuis son malaise dimanche. Si aucun traitement ne lui a été prescrit, il a été prié de lever le pied pendant quelques jours.C’est à pied, main dans la main avec son épouse Carla Bruni, que Nicolas Sarkozy a quitté lundi en fin de matinée l’hôpital où il avait passé une nuit en observation après un malaise lors de son footing. Souriant, il a remercié le personnel médical avant de regagner la résidence de La Lanterne, à Versailles. Il devait s’y conformer à la prescription de ses médecins : prendre un peu de repos.
Le chef de l’Etat a ainsi été remplacé lundi par la ministre de l’Economie Christine Lagarde pour la signature à l’Elysée d’un accord sur le crédit aux entreprises. Un déplacement au Mont-Saint-Michel prévu mardi a également été reporté. Nicolas Sarkozy présidera en revanche mercredi le Conseil des ministres avant de partir pour trois semaines de vacances au cap Nègre (Var).
Au cours de son hospitalisation au Val-de-Grâce, le chef de l’Etat a subi une série d’examens. Bilan, selon l’Elysée : aucun problème cardiologique. Le Président a juste été victime d’un « malaise lipothymique d’effort », une sorte de coup de chaud avec baisse de tension momentanée, alors qu’il faisait un footing par plus de 30 degrés, « dans un contexte de fatigue liée à une charge de travail importante ». Aucun traitement médical ne lui a été prescrit, si ce n’est « un repos relatif de quelques jours ».
« Il est en très bonne santé. Tous les examens qui ont été pratiqués montrent qu’il n’y a rien d’anormal », s’est réjoui lundi le Premier ministre François Fillon, alors que le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé se disait « soulagé par le caractère bénin du malaise » présidentiel. Seul couac : le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a évoqué un peu vite un « accident cardiaque » de Nicolas Sarkozy, avant de rectifier ses propos.
Selon l’Elysée, le Président n’a jamais perdu connaissance et s’est régulièrement tenu informé de l’actualité pendant son hospitalisation. Depuis dimanche, les services présidentiels ont fait le choix de la transparence sur un incident qui a eu plusieurs témoins. Mais la communication sur ce sujet sensible a été soigneusement encadrée : toutes les informations sur l’état de santé présidentiel ont été publiées par l’Elysée, et jamais par l’hôpital par exemple. « C’est une démarche novatrice », a souligné lundi sur RTL le ministre de l’Industrie Christian Estrosi, insistant sur la « grande transparence » élyséenne.
En septembre 2000, la rumeur court : empâté, enroué, Jacques Chirac, c’est sûr, est malade. Le président boit un peu trop de bière et mange comme quatre ; il a juste grossi, répond son entourage. Mais rien n’y fera : pour faire taire les spéculations et perdre ses kilos en trop, Jacques Chirac devra se mettre – un peu – au sport. En revanche, il refusera obstinément de reconnaître tout problème d’audition. Pour avoir confié que le chef de l’Etat portait un appareil auditif, Roselyne Bachelot se fera sévèrement taper sur les doigts… Quand on dirige un pays, les petits bobos deviennent vite des affaires d’Etat.
Que le président américain George W. Bush s’étrangle avec un bretzel en 2002, et la première puissance tremble sur ses bases. Ses pouvoirs ont même été transmis pendant quelques heures au vice-président Dick Cheney. Décidément peu chanceux, George W. Bush a aussi été victime de maux de ventre lors du sommet du G8 en Allemagne en 2007, qui l’ont obligé à recevoir Nicolas Sarkozy… dans sa chambre d’hôtel. Les Italiens, eux, se souviennent encore du spectaculaire malaise de Silvio Berlusconi en 2006. A 70 ans, le chef du gouvernement s’était effondré en plein meeting en Toscane. Depuis, il porte un pacemaker.