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"Il ressort de l'information que M. de Villepin a donné à M. Gergorin [le vice-président d'EADS] l'instruction de transmettre à l'autorité judiciaire les faux listings [de l’établissement bancaire Clearstream] (...) une telle instruction étant susceptible d'aboutir à l'élimination du rival politique que représentait M. Nicolas Sarkozy", peut-on lire dans l'ordonnance de renvoi de ce dossier très politique. Le procureur de Paris avait été moins loin. Il estimait que l’ancien premier ministre n'avait pas organisé la manipulation mais avait négligé de la dénoncer et de la désamorcer.
Face à ces accusations, la défense de Dominique de Villepin n’a pas varié. Il assure qu’il n’a donné aucun ordre à quiconque et qu’il ne connaissait même pas Imad Lahoud, l’informaticien jugé à ses côtés pour avoir falsifié les listings Clearstream. Surtout, l’ancien premier ministre affirme qu’il n’a pas cherché à viser l’actuel président Nicolas Sarkozy.
Principale brèche dans sa défense : le fait qu’il est commandé deux enquêtes sur ces fameux listings alors qu’il était ministre des Affaires étrangères et qu’il n’avait aucune qualité pour le faire. Des rencontres répétées et très discrètes avec Jean-Louis Gergorin pourraient aussi laisser penser que les deux hommes collaboraient sur une affaire commune.
Le programme des audiences :
- Lundi : audition de certaines des parties civiles, ceux dont les noms sont apparus dans les listings falsifiés.
- Mardi : nouvelles auditions de deux des acteurs principaux du dossier Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud
- Mercredi après-midi : audition de Dominique de Villepin