Dominique de Villepin s'apprête à faire un pas de plus en direction de 2012. De retour en France après un voyage en Chine, l'ancien Premier ministre organise une conférence de presse jeudi matin au Press Club de Paris pour annoncer la création d'un nouveau parti politique et tirer les conséquences politiques de la défaite de la droite aux régionales.
Adversaire de Nicolas Sarkozy - une rivalité exacerbée par l'affaire Clearstream -, Dominique de Villepin ambitionne de présenter aux Français "une alternative pour 2012". Le parti politique ne s'inscrira "pas dans le cadre de l'UMP", a insisté l'ex-ministre Brigitte Girardin, présidente du Club Villepin. Selon le député UMP François Goulard, "la nouvelle formation politique, qui "n'a pas de nom pour l'instant", devrait être officiellement créée "au mois de juin".
Créer un parti est une "nécessité financière" (Brigitte Girardin)
C'est donc au moment où l'UMP sort affaiblie des régionales que Dominique de Villepin décide de se mettre en orbite pour la présidentielle. Cinq mois après la création du Club Villepin - qui revendique 15.000 adhérents - le lancement d'une nouvelle structure semble désormais indispensable. C'est une "nécessité juridique et financière" pour mener une campagne électorale, insiste ainsi Brigitte Girardin.
Dès jeudi, Dominique de Villepin pourra compter sur ses proches comme par exemple les députés UMP Guy Geoffroy, Marie-Anne Montchamp, Hervé Mariton, Jacques Le Guen ou Jean-Pierre Grand, déjà membres du Club Villepin. En revanche, Georges Tron - l'un de ses fidèles lieutenants qui l'a beaucoup soutenu lors du procès Clearstream - risque d'être moins disponible puisqu'ilvient juste d'être débauché par Nicolas Sarkozypour remplir la fonction de secrétaire d'État à la Fonction publique dans le gouvernement remanié. Surtout quel'avertissement qu'il a lancé mardi- cette formation "est une très bonne idée" mais il faudra qu'elle "assume son ancrage dans la majorité" - ne semble pas avoir été entendu par Dominique de Villepin.