Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.

Publicité

Chatel veut rassurer les enseignants, tout en maintenant le cap

Les enseignants reprennent le travail aujourd'hui. Le ministre de l'Education nationale a, lui, effectué sa rentrée hier, lors d'une conférence de presse qu'il a voulue prudente et consensuelle.

    L'exercice était délicat. Alors que les enseignants effectuent aujourd'hui leur rentrée, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a tenté hier de les rassurer, tout en assurant que les réformes engagées par son prédécesseur, Xavier Darcos, seraient menées à bien. « Rien de solide et de durable ne peut être entrepris sans l'ensemble des partenaires », a-t-il martelé. Tout en prévenant : « Je ne serai pas le ministre du statu quo, ni celui des réformes cosmétiques. Dans ce domaine, j'ai déjà donné », a prévenu, non sans humour, cet ancien directeur des ressources humaines de L'Oréal.

S'il exclut de remettre en cause les suppressions de postes déjà annoncées - 13.500 en 2009, 16.000 en 2010 -, le ministre veille à ne pas braquer les syndicats. La semaine dernière, il leur apprenait que le projet d'agence de remplacement des enseignants, voulu par Xavier Darcos et très critiqué par le corps professoral, ne verrait pas le jour. Dans le même sens, le ministre a annoncé hier la mise en place d'un plan de formation à destination des enseignants du primaire. Une initiative très symbolique, alors même que le premier degré a été, l'année dernière, au coeur des tensions entre la Rue de Grenelle et les syndicats. Notamment, Xavier Darcos ne s'était jamais fait pardonner ses propos sur les enseignants de maternelle, « dont la fonction est essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ».

Il faudra donc attendre les premiers dossiers sensibles pour mieux jauger la détermination du nouveau ministre. Outre l'inconnue de la grippe A - le plan d'action du ministère, annoncé en août, a fait l'objet d'une circulaire diffusée hier à l'ensemble des chefs d'établissement et des enseignants -, trois grandes réformes permettront de se faire une idée :

La formation des maîtres

 Dès cette semaine, Luc Chatel réunira les syndicats d'enseignants pour évoquer « les points qui font débat ».Le principe de la réforme est déjà connu : dès la rentrée 2010, les enseignants seront recrutés au niveau master (bac + 5). Des perspectives dénoncées par les syndicats, qui s'inquiètent de la disparition des IUFM (instituts universi-
taires de formation des maîtres), du contenu des masters et de la place du concours en deuxième année de master.

La réforme du lycée

 Les partenaires sociaux avaient jusqu'à hier pour faire parvenir leurs propositions sur cette réforme sensible, sur laquelle Xavier Darcos avait dû faire machine arrière en décembre dernier. Luc Chatel annoncera d'ici à fin septembre l'architecture de son projet, en se basant notamment sur les préconi-
sations remises en juin dernier par le directeur de Sciences po, Richard Descoings. Parmi les pistes annoncées : une meilleure orientation des élèves afin de réduire les inégalités, l'accentuation de la maîtrise des langues, ainsi qu'une revalorisation de l'enseignement technologique et professionnel.

La revalorisation des traitements

  « L'Education nationale ne propose pas assez d'outils pour dynamiser les accompagnements de carrière. » Luc Chatel a promis hier de reprendre le dossier de la revalorisation des salaires des enseignants, au point mort depuis des années. Il serait exclu, pour lui, d'augmenter les grilles de manière uniforme, mais plutôt de procéder à des augmentations « sur des critères objectifs ».

Autant de perspectives qui laissent les organisations syndicales dubitatives. « Pour l'heure, on n'est pas encore dans le concret,résume Patrick Gonthier, le secrétaire général d'Unsa-éducation.Il faudra attendre le passage aux travaux pratiques pour mieux cerner M. Chatel. »

 

MAXIME AMIOT, Les Echos
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article